Faut-il épargner pour un achat immobilier ?

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L’achat d’un bien immobilier ne devrait pas se faire à la légère. Redoublant de vigilance, les organismes prêteurs prennent énormément en compte la capacité à épargner d’un demandeur. De son côté, l’emprunteur peut bénéficier de meilleures conditions de prêt et de taux du marché à l’aide d’une épargne.

Les raisons pour épargner

Mis à part les autres conditions à remplir pour l’obtention d’un crédit immobilier, l’apport personnel est aussi capital. Après une étude de leur dossier, seuls les investisseurs souhaitant investir dans le locatif et les fonctionnaires titulaires peuvent s’en passer. Avant d’octroyer un crédit, une banque exige un apport personnel entre 10 % à 15 % du prix du futur bien, dont les 8 % sont dédiés pour les frais du notaire. Lorsqu’un apport est important, les conditions du prêt seront favorables. En effet, il prouve le sérieux de l’emprunteur et sa capacité à rembourser le futur crédit immobilier. De plus, si l’épargne est élevée, la somme à emprunter ainsi que les coûts engendrés par le crédit seront réduits.

Afin de concrétiser un projet immobilier, avoir une épargne suffisante est un réel atout pour obtenir un financement adapté à la taille de l’investissement envisagé. Étant donné que la plupart des banques n’acceptent plus de financer l’intégralité d’un projet depuis 2020, il est essentiel de peaufiner son profil emprunteur. Si l’argent emprunté est bien géré, il est plus facile de le faire fructifier pour acquérir un bien en toute sérénité.

Grâce à une trésorerie supplémentaire, il est possible de faire face aux éventuels coûts cachés d’un achat immobilier. Il pourrait s’agir de quelques travaux à effectuer, des frais de déménagement, des dépenses d’entretien, de consommation énergétique, des frais de déménagement, d’une taxe foncière et d’autres impôts.

Les types de placement

Pour constituer son apport, plusieurs produits financiers s’offrent à un emprunteur.

Les livrets d’épargne

Les livrets d’épargne, notamment le A, le livret de développement durable et le livret d’épargne populaire, permettent de réunir une grande somme rapidement (2 ans). La défiscalisation est leur grand avantage puisque leur intérêt subit une exonération d’impôts.

Le plan d’épargne logement

Le PEL ou plan d’épargne logement donne la possibilité de constituer une épargne pour l’acquisition d’une maison ou pour réaliser des travaux. S’étalent sur une durée de 4 à 10 ans, ce plan n’est avantageux que lorsqu’il est retiré après quatre ans. À condition de les ouvrir au sein d’une même banque, le PEL et le CEL peuvent être cumulés.

Le compte épargne logement

Destiné à un projet immobilier, le compte épargne logement s’agit d’un produit d’épargne pour obtenir un prêt immobilier dont le taux est privilégié. Les intérêts du CEL sont soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu. Avec une durée de placement de 18 mois, cette épargne est obtenue lorsque l’emprunteur envisage d’acheter sa résidence principale ou effectuer des travaux.

D’autres placements

Pour un projet d’achat immobilier qui dure cinq ans, voire plus, envisager une épargne salariale ou un contrat d’assurance vie à part les livrets d’épargne est faisable. À cause des pénalités qui pourraient s’appliquer, récupérer son argent avec ces placements ne peut pas se faire à n’importe quel moment et requiert des conditions. Il faut noter qu’un produit retraite n’est pas adapté à une épargne pour un projet immobilier.

À propos de l’épargne de précautions

Aussi appelée fonds d’urgence, cette somme d’argent permet de mieux faire face aux déconvenues comme des baisses de revenus ou d’autres dépenses. Il faudra donc avoir un fonds d’urgence suffisant, mais qui ne devrait pas être utilisé dans l’achat de son logement. Au minimum, il est indispensable d’avoir une épargne de précaution avec un montant qui varie en fonction de son niveau de vie ainsi qu’aux possibles risques. En règle générale, il faudra commencer à épargner trois mois de salaire au moins selon sa possibilité.

Pour ce type d’épargne, le placement à privilégier est une assurance vie fond en euro ou le livret A. Toutefois, les autres livrets bancaires comme le LEP (livret d’épargne populaire) convient également à ce genre d’épargne si sa situation personnelle le permet.

Plusieurs approches peuvent aider à définir le montant de l’épargne chaque mois. Il s’agit de :

  • La méthode sur-mesure en prenant en compte son salaire et ses charges réelles ;
  • La méthode généraliste selon ses revenus.

Outre le salaire et les ressources, les dépenses ainsi que le reste à vivre devraient être pris en compte. Chaque situation doit être étudiée de près en vue de déterminer le montant d’épargne nécessaire pour son projet immobilier. Avec l’aide d’un courtier en crédit immobilier, l’emprunteur peut bénéficier d’une prise en charge personnalisée. Ce spécialiste étudie minutieusement la faisabilité du dossier de son client et la concrétisation du projet immobilier. Fort de ses connaissances dans ce domaine, cet expert est capable de lui fournir les meilleurs conseils sur le montant d’apport personnel idéal, sans oublier la capacité d’épargne.

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