Lexique

Si vous pensez que les produits financiers proposés par la banque sont obscurs, que dire de la période avant 2001. Car il a fallu attendre cette année pour qu’une loi décide de simplifier les procédures.

Le client doit être informé des conditions des offres bancaires :

Dire qu’avant, on se contentait de faire confiance à son banquier est peut-être simpliste. Ne pas comprendre son discours ou ce qu’il proposait pouvait nuire à la relation qui doit normalement s’instaurer entre un conseiller et son client. C’est sans doute comme ça que beaucoup de clients « vivaient » leurs expériences bancaires. Or, comprendre une offre, c’est gagner en transparence et donc instaurer un climat de confiance.

La Loi Murcef impose donc, au-delà d’une convention écrite, des informations relatives aux différents produits et l’évolution de leurs tarifs.

Pour le client, c’est aussi la possibilité ; grâce à cette notification sur l’évolution des tarifs ; de pouvoir faire jouer la concurrence, s’il trouve une offre plus avantageuse ailleurs. En effet, la banque est tenue de signaler ces changements trois mois avant la date effective. Le client a donc un meilleur contrôle sur son argent et sa façon de le gérer au niveau bancaire.

Diminution des pénalités sur les chèques sans provision :

La loi Murcef a aussi voulu assouplir les pénalités en cas de chèque sans provision. Depuis que ce texte législatif est entré en vigueur, la personne qui fait un chèque alors qu’il n’a pas l’argent nécessaire sur son compte, est d’abord avertie par une lettre d’avertissement.

Cela lui laisse un délai maximum de 4 jours pour régulariser la situation. Dans le cas contraire, il ne paie plus la pénalité courante, avant 2001 ; c’est-à-dire devoir payer une somme proportionnelle au montant énoncé sur le chèque. Il ne paiera plus que des frais de rejet.

Faire comprendre la notion de crédit et ouvrir à la concurrence :

Si ce sont les deux points essentiels de la loi Murcef, elle ne s’arrête pas là pour le client. Les cartes de paiement (mais cela est aussi valable pour les cartes de retrait concernées) doivent porter la mention de « carte de crédit » si elles permettent d’avoir accès à ce moyen de paiement.

Le client doit donc avoir conscience du fait qu’il peut ; en utilisant cette carte, se voir proposer un crédit qui va l’engager au niveau du remboursement. Ce point étant fait notamment pour éviter les problèmes d’endettement des ménages.

C’est aussi grâce à la loi Murcef que le client, lors d’un crédit, peut se tourner vers une compagnie d’assurance extérieure, s’il la trouve plus avantageuse pour son assurance emprunteur. Il n’est plus obligé, depuis 2001, de souscrire à l’assurance groupe, proposée par la banque. Mais pour qu’elle soit acceptée par l’établissement bancaire, il est impératif que l’offre souscrite propose les mêmes garanties que celles de la banque.

Enfin, s’il rencontre une difficulté au niveau de l’établissement bancaire, il peut solliciter l’aide d’un médiateur, pour trouver une solution qui le satisfasse, s’il est dans son bon droit.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. 

*Une opération de rachat de crédits peut entrainer une diminution des mensualités mais également un allongement de la durée de remboursement du crédit et majorer son coût total. Tout courtier, mandataire ou tout intermédiaire proposant des offres de regroupement de crédit doit faire l'objet d'une immatriculation auprès de l'ORIAS, registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance.